RETROFUTUR

TitreRetrofutur
AuteurCédric Carles, Thomas Ortiz, Eric Dussert, préface Bertrand Picard
Type de documentLivre
Date de parution20/09/2018
Duréelivre broché 208 pages

Notes de lecture:

Notre planète traverse actuellement une crise énergétique sans précédent. Pourtant, des solutions existent, car l’histoire a laissé quantité de bonnes idées sur le bord de la route… Finalement, c’est peut-être dans le passé que se trouvent les solutions du monde de demain. Nous voici entraînés dans un véritable voyage à travers le temps et l’espace qui nous permet de découvrir plus de soixante de ces innovations énergétiques, étonnantes, astucieuses, loufoques : des semelles chauffantes de Lavoisier (1780) à la voiture à hydrogène de Jean-Luc Perrier (1979), du photophone de Bell (1880) au compost de Jean Pain (1969), ce sont des pans méconnus de l’histoire de l’énergie qui se dévoilent.
Le livre nous incite à réfléchir sur la notion de progrès, sur l’importance des archives et des brevets, sur les mutations techniques et les relations entre les sciences et les arts. Il semble bien que le possible est à la portée de tous et que, si la transition énergétique a déjà commencé, elle n’est pas décrétée en haut lieu et ne dépend que de chacun d’entre nous.

Léo:

Ce livre m’a questionné sur la rapidité à laquelle les inventions se développent aujourd’hui. Mon sentiment est que l’innovation peut parfois être comme des cellules cancéreuses, si elle se développe et multiplie pour et par elle même, sans intérêts pour l’écosystème qui l’accueil. Pour des notions de « développement » et « progrès », on lui subordonne des sociétés entières.

Cette approche n’est pas organique, mais théorique. Elle hyper spécialise le savoir et enferme l’individu dans une bulle de connaissances et de possibles limitée, ce dont il sera convaincu par l’école (création des couloirs) et le divertissement de masse (saturation du temps libre). La sélection des « sachants » est telle, que je crains qu’à l’exception de quelques génies, peu de personne ne dispose du recul nécessaire à notre résilience. L’art et la philosophie me semblent des clés essentielles pour briser ce carcan de la pensée.