Maison du peuple (1)

A Nantes, on a des maisons pour plein de choses. La Maison de l’habitant, pour des conseils sur le logement, la Maison de l’emploi pour les personnes en recherche, la Maison de la tranquillité publique….

Et parmi tout ça, il y en a une pas très institutionnelle, la Maison du peuple, qui occupe un ancien collège en plein centre de Nantes. L’objectif de ce groupe est de créer un lieu autogéré d’expérimentation et de vie citoyenne et de rassemblement et d’expressions des luttes sociales, solidaires, écologistes.

Du moins c’est comme ça que je le décrirais pour l’heure. J’ai découvert ce projet cet été grâce à Alternatiba Nantes, et j’ai décidé d’y donner un coup de main. Dans ce fil d’articles, je vais tenter de faire un récit de ce que j’y réalise et découvre, des succès et des impasses, propager un peu l’expérience en somme.

A l’heure où je rejoins le projet, la Maison du peuple occupe l’ancien collège de Notre Dame de Bon Conseil, que le diocèse de Nantes n’utilise plus depuis quelques temps. L’équipe, d’abord en squat illégal, a obtenu cet été 2020 une autorisation de séjour de 1 an, en attendant la destruction du site dans le cadre d’un projet immobilier de centre ville. Et c’est tant mieux, car la MdP loge actuellement sur site plus d’une soixantaine de sans abris, majoritairement des migrants à ce que j’ai compris.

Dans le même temps, un collectif d’associations sociales, solidaires et environnementales a rejoint le lieu y installer une salle de réunion, une salle de coworking, un bar solidaire et proposer une animation régulière et engagée. C’est par cette porte que je suis rentré, et j’ai assez vite abouti au pôle logistique-aménagement, principalement pour travailler sur une réhabilitation éphémère et réemployable. Ma mission personnelle, assurer une minimum de confort thermique avant l’hiver (Winter is coming). Mais aussi imaginer une autre façon de concevoir un lieu de vie urbain, en partant du citoyen plutôt que du plan d’ensemble. A voir où ça nous mène.

Pour finir cette introduction, je vous propose un petit article de Ouest-France de début août 2020 que vous trouverez ici.