Attention aux jours d’après

Le Covid nous alerte sur notre fragilité, il nous pousse à réfléchir et à agir pour changer notre mode de vie et notre société. Les pouvoirs vont se mettre en marche pour essayer de tirer avantage de la situation. C’est la litanie des lamentations sur l’économie , l’accroissement de la dette, la récession, la hausse du chômage, il faut travailler plus etc.

Des études vont permettre aux pouvoirs de remettre en cause un certains nombre d’avantages au prétexte que la situation est difficile suite à la Covid-19. Pour autant nous n’auront pas de bilan exact des gains et pertes. Déjà des fraudes au travail partiel apparaissent en nombre conséquents. Dans l’éducation une part accrue d’enseignements à distance permettra de réduire les moyens, mais déjà des situations d’absence illégale de professeurs sont constatées. Le télétravail se met en place sans règles ni modification du contrat de travail. Il s’oriente naturellement vers plus de profit pour les entreprises. Le temps gagné sur les transports appartient à qui? les coûts d’espace immobilier gagnés profiteront à qui? les coûts de télécommunication? le matériel informatique? les charges de chauffage ou d’électricité?

Il est temps de se prendre en charge et d’étudier point par point les modifications sociétales au niveau publique et privé. Il serait sans aucun doute judicieux de croiser toutes ces questions avec les propositions faites par La Convention Citoyenne pour le Climat en nous emparant du compte rendu de leurs travaux et des propositions faites.

Nous avons encore le choix, celui de l’égotisme ou celui de la solidarité. Le monde de demain sera ce que nous en ferons et en particulier ce qu’en feront les jeunes. Ces derniers sont exactement à la charnière de deux époques. Leur vitalité et leur sensibilité pas encore totalement éteintes doivent leurs donner l’audace et le goût de l’aventure nécessaire à un véritable changement. Le monde thermo-industriel s’éteint et un autre va naître. Il faut le réenchanter par un nouveau récit. Chacun d’entre nous a accès à toute la connaissance, nul n’a d’excuses. Faisons mentir Voltaire qui dit : « Comptez que le monde est un grand naufrage, et que la devise des hommes est, sauve qui peut !»