Bruits de foire, poème

En addendum à ma chronique précédente, voici un poème composé lors de la foire exposition d’Orléans en 1979 alors que j’y étais en tant que postier.

Bruits de foire

Combien il est heureux, combien il est triste
Ce défilé fiévreux qui tourne sur la piste
Une rumeur collective me parvient emmêlée
Que chaque zombie active de sa mélopée.

Le fracas publicitaire attache à leurs pas
Des rêves impossibles dont ils ne sortent pas.
Peuple consommateur où est ta liberté?
Dans mon local je pleure que tu l’aies oubliée.

Le Rotor, le Steca, le robot n’est pas pour toi
Consoles toi des grands crus avec les premiers prix.
Demain le télé-rêve sera sous ton toit
Pourvu que sur ton Smic tu paie rançon ici.

Marc

Steca et Rotor étaient des robots ménagers vendus à l’époque à grand coups de publicité. Ils étaient sensés être des machines au service de la ménagère.