Digression : Ni contre vous, mais pour nous

Mon cher sieur, je ne travaille pas en défiance d’un système, que vous l’incarniez ou non. Je vous parle d’autonomie, de résilience. Ces deux mots vont de paires, en savez vous le sens dans ma voix?

Nous ne créons pas ce réseau sur une hypothèse complotiste quelconque. Nous ne refusons pas votre offre de peur que vous nous voliez ou emprisonniez. Nous réinventons nos langages et nos outils car communiquer est essentiel à nos vies.

Les échanges que nous souhaitons n’ont aucun lien, ni en contenu, ni en secret avec vous. Mais ils sont fondateurs de notre pensée, de notre quotidien, de notre avenir, de notre passé. Et c’est parce qu’ils nous sont chers que nous voulons les préserver, et pour cela comprendre et connaître les outils qui les permettent.

Le sujet est pour nous trop important pour en déléguer la responsabilité à un tiers. Nous ne désirons pas tomber en dépendance ou en incompétence, non par méfiance envers vous, mais par conviction que si une chose vous importe, alors elle vaut que vous y consacriez votre temps, votre énergie, vos savoirs, trois choses infiniment plus valable qu’une quelconque monnaie.

Nous irons surement moins vite, sur un radeau moins confortable, mais nous resterons maître de nos vies, capitaine de nos âmes.

Léo

Complément écrit pour des coopérateurs intégraux : « Je me permets ici d’insister pour que tout le monde jette un oeil à la question du numérique cas c’est un sujet où il existe beaucoup de fausses bonnes idées, d’asservissement à l’outil, de délégation de pouvoir. Pour rester sains sur ce sujet, il faut s’assurer que la technique soit la réponse à nos besoins et pas l’inverse »